"L'obésité augmente avec les heures passées devant la télévision"

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     Regarder la télévision, est un loisir passif qui est de plus en plus « pratiqué » notamment suite à l’avancée des nouvelles technologies qui sont devenues beaucoup plus accessibles depuis leur création. On constate une augmentation du temps passé devant la télévision, notamment chez les enfants. Chaque français passe  en moyenne 3 heures et 26 minutes par jour devant son poste de télévision. Les enfants la regardent en moyenne 2 heures et 6 minutes (cette étude datée de 2006 est valable pour les enfants ayant entre 4 et 14 ans). Le simple fait d’être devant la télévision est certes nocif, mais nous verrons que les publicités qui y sont diffusées, elles aussi, ont une incidence sur nos comportements et ne sont pas étrangères à l’augmentation de l’obésité.

 

     Mais quels sont les incidences de ce nouveau type de divertissement ? 

 

- une diminution de la pratique d'activité physique

    La télévision est une « activité » qui entraine une diminution de la pratique d’exercices physiques, ce qui peut paraître logique, car devant cet écran nous somme très passifs. Le manque d’exercice empêche alors de brûler les calories assimilées au cours des repas.

On peut d’ailleurs s’interroger sur le fait que la télévision soit une activité car sa dépense énergétique est proche de celle du sommeil et donc quasi-nulle !

La télévision a donc réellement un effet néfaste : elle occupe notre temps en nous empêchant de pratiquer une activité physique, intellectuelle ou culturelle.

     La télévision a un gros désavantage par rapport à d’autres écrans comme la console ou l’ordinateur car elle laisse les deux mains libres ; libres d’être utilisées pour manger.

 

 - une augmentation du grignotage, de la sensation de faim

      Il est souvent dit que l’ « on mange n’importe quoi devant la télévision ».  Une étude a tenté de mieux cerner le phénomène en suivant pendant deux ans 550 enfants dont l'âge moyen était de 12 ans. Elle révèle que la diminution de l'activité physique n'est pas la seule cause de l’obésité. Regarder la télévision a un important impact sur les comportements alimentaires. En effet, on constate que chaque heure passée devant la télévision augmente la quantité de calories ingérées. Et pour chaque heure de passivité télévisuelle, un enfant ou un adolescent mange 167 calories supplémentaires par jour. Il semble aussi que le fait de manger devant la télévision incite à consommer de plus grosses portions de nourriture. Selon une autre étude, ce comportement pourrait être expliqué par le fait que l’attention n’est plus portée sur le repas mais sur l’écran. Pour résumer, 16 étudiantes, âgées d’en moyenne 19 ans  ayant un poids normal ont pris leur repas soit devant la télévision soit en l’absence de télévision. On remarque que celles qui l’ont pris devant la télévision ont consommé davantage de gâteaux plus tard dans l’après-midi que celles qui avaient mangé sans télévision. Cela s’explique par le fait qu’elles se souvenaient nettement moins bien de ce qu’elles avaient mangé au cours du repas. Ajouté à cela, l'équilibre alimentaire est perturbé, puisque cette alimentation comprend alors plus d'aliments vantés par la publicité du petit écran : il s'agit d'aliments très denses en calories et très pauvres en nutriments tels que les vitamines, les antioxydants ou les oligo-éléments… La télévision tend à augmenter et modifier l’appétit.

 

 

     Quel est le rôle de la publicité ?

     Une expérience a été menée par des psychologues anglais auprès de 60 enfants âgés de 1 à 11 ans de poids différent. Elle révèle, qu’après la visualisation d’une séquence publicitaire comprenant des publicités alimentaires la consommation de nourriture de ces enfants était significativement plus élevée chez chacun d’eux, quel que soit leur poids. Cette expérience démontre bien que les publicités ont une influence sur notre manière de consommer, notamment sur la qualité nutritive mais aussi sur la quantité.

Cette recherche rapporte également que la nature des aliments consommés sous l'effet de la publicité varie en fonction du poids des enfants. L'expérience mettait en effet à disposition des aliments avec une teneur en graisse très variable, et chaque enfant  pouvait choisir librement. Les chercheurs ont observé que le groupe des enfants obèses choisissait les aliments dont le contenu en graisse était le plus élevé (comme le chocolat), alors que les autres s'orientaient plus volontiers, outre le chocolat, vers des gommes sucrées pauvres en graisse. On remarque ici que plus l’enfant est en surpoids, plus il a de risques d’augmenter sa corpulence au fil du temps.

    Supprimer les publicités pour la nourriture pourrait entrainer la réduction du nombre d’obèses. En effet, interdire  les publicités pour les fast-food des programmes télévisés pour enfants aux Etats-Unis pourrait réduire le surpoids de 18 % chez les enfants et de 14 % chez les adolescents, et faire baisser l’obésité infantile de 5 à 7 %. Cette statistique illustre très bien l’incidence de la publicité sur l’obésité.

 

 

     L'augmentation du temps passé devant les écrans en tout genre, dont la télévision en particulier, explique en partie que notre dépense énergétique a fortement diminué au fil des décennies. Si on ajoute à cela une consommation d’aliments à valeur énergétique plus importante bien souvent vantés par la publicité, on comprend pourquoi le nombre d’obèses n’a cessé de s’accroitre ces dernières années.

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